Revue de Presse : Opus CoeurThéâtre du Petit Hébertot 2015

Extraits de presse

Le Canard enchaîné - Jacques Vallet

Se dégage de cette écriture concise, directe, une grande humanité. Soulignée par l’interprétation émouvante des deux comédiens (…) Marcel Maréchal incarne avec subtilité ce moribond hargneux, bougon, et qui ne manque pas de tendresse (…) Tout ébouriffé, l’acteur a des allures de vieux clown qui jette ses dernières forces dans une joute verbale avec sa jeune partenaire concernant l’éducation, la musique… et les regrets ! Kathleen, c’est Nathalie Newman, remontée comme une pendule. Vive, ironique, cinglante. Puis poignante, quand elle reprend confiance auprès de cet homme qui meurt. (…) La mise en scène dépouillée de Caroline Darnay cerne bien l’humour, l’étrangeté, la noirceur de ce théâtre. Un spectacle séduisant. Et finalement non dénué d’espoir.

Théâtral Magazine - Nathalie Simon (journaliste au Figaro)

(…) C’est tout l’intérêt d’Opus Cœur, une pièce remarquable d’Israël Horovitz qui démontre une nouvelle fois la capacité de l’auteur à dépeindre les méandres du cœur humain. Jacob Brackish malmène son employée qui accumule les erreurs avant de la regarder autrement. Cette dernière n’est pas là par hasard, elle a des comptes à régler et des vérités à balancer. Flamboyants, les deux protagonistes sont incarnés par deux comédiens expérimentés. Aidés par la mise en scène, sans temps mort, de Caroline Darnay, ils démontrent ici, chacun avec sa personnalité propre, un savoir-faire indéniable (…) Dans le gilet d’un enseignant qui a perdu ses illusions, Marcel Maréchal, ce grand Monsieur de théâtre, parvient à se renouveler avec une finesse qui dépasse l’entendement. Face à lui, Nathalie Newman en veuve écorchée ne dépare pas dans ce huit-clos où l’émotion atteint son comble à la fin. Portée par une Kathleen d’abord brute de pomme, puis plus cultivée qu’elle n’en a l’air, l’actrice passe par des humeurs contrastées en chef d’orchestre accompli. On les quitte le cœur retourné.

La vie

Ici, la parole, subtile et incisive, est un uppercut. Dans ce voyage de la réconciliation avec soi-même et du pardon, les deux comédiens offrent des instants de bravoure saisissants. Rire et émotion étreignent le cœur du spectateur.

Paris Première – Emission « ça balance à Paris »
Coup de cœur de Eric Naulleau

« J’ai vu une très bonne pièce au Petit Hébertot : OPUS CŒUR d’Israël HOROVITZ. Jacob Brackish est un professeur d’anglais à la retraite et surtout de musicologie (la musique est très importante dans la pièce). Il va mal. Il engage une employée de maison. On voit les relations un peu compliquées entre le vieil homme et cette femme. Au milieu de la pièce, il va y avoir un basculement car cette femme va lui révéler pourquoi elle a accepté ce job. Elle a une raison bien particulière que je ne vous révèlerai pas car il faut aller au Théâtre du Petit Hébertot. Cette employée de maison est Nathalie Newman et il y a une légende vivante sur scène, Marcel Maréchal, le fondateur entre autres du Théâtre de la Criée… Et cela marche très bien. C’est prolongé jusqu’au 26 avril dans cette merveilleuse petite salle du Petit Hébertot. »

Théatrauteurs

La pièce valait vraiment le déplacement : texte horovitzien (forcément) donc de qualité, interprètes excellents et mise en scène intelligente (…) Où Israël Horovitz excelle (ce n’est plus un secret pour personne) c’est à nous dépeindre le caractère évolutif des personnages. Là, nous passerons par tous les stades : ruse, haine revendicatrice et insidieux attachement. Marcel Maréchal n’avait certes pas attendu ce rôle pour nous prouver l’étendue de son talent mais il est ici émouvant au possible. Quant à Nathalie Newman, cette dernière lui donne la réplique haut la main, si je puis dire. Quelle belle leçon d’humanité à laquelle nous assistons là ! Plus d’un spectateur est ressorti du lieu absolument bouleversé et je n’ai pas honte d’avouer que j’en fus. Inutile d’ajouter : « allez-y et plutôt deux fois qu’une » car cela va de soi.

Actualité Juive

Une belle leçon d’espoir et d’humanité. On assiste à une rencontre de deux solitudes, deux caractères forts blessés par la vie (…) Ils vont se chercher, tricher, se faire mal, tous les coups étant permis, pour finalement se retrouver (…) Le duo est interprété par le grand homme de théâtre Marcel Maréchal et la talentueuse comédienne, Nathalie Newman.

WebThéâtre, par Gilles Costaz

« Opus Coeur est une pièce faite pour les acteurs qui ont là de beaux rôles antagonistes.C’est le plaisir qu’elle procure ici, un plaisir de jeu que Caroline Darnay a orchestré avec un juste sens du secret humain. Marcel Maréchal est parfait en professeur bougon, soupçonneux, au coeur trop endurci : c’est toujours un plaisir de voir ce très grand homme de théâtre. Nathalie Newman donne avec justesse une vérité brute, un mélange de douceur et d’âpreté au personnage de l’employée de maison. Ce qui domine dans cette soirée qu’on peut aussi considérer comme un hommage à la musique, c’est la pâte humaine des deux interprètes. »

Froggy’s delight

Une pièce d’une énergie et d’un optimisme forcenés (…) Remarquablement bien construite, l’histoire divulgue uns à uns les indices du passé, cause de l’aversion de Kathleen pour le professeur et va révéler des secrets de part et d’autre (…) C’est vraiment à un splendide moment de théâtre que nous convient Caroline Darnay et ses comédiens avec cet « Opus cœur » qui n’a pas volé son titre et touche au cœur après plus d’une heure de drôlerie et de gravité mêlées (…) Les deux comédiens forment un duo extraordinaire qui nous captive et nous bouleverse (…) Superbe hommage à la grande musique autant qu’hymne à la vie, « Opus cœur » est une partition en or pour deux magnifiques comédiens. Une pièce qui vous transporte et vous marque au plus profond, qu’il ne faut en aucun cas rater.

Culture-J.com

La mise en scène, sobre et efficace, est signée Caroline Darnay. Le Petit Hebertot est un petit théâtre, ce qui permet une grande proximité avec les comédiens. Ils sont proches de nous, jouent pour nous, et c’est un plaisir de sentir le texte et d’entendre ces morceaux de musique classique que la radio locale nous diffuse. Deux êtres, deux solitude qui vont se déchirer pour mieux se comprendre. Lui en fin de vie, qui va s’éveiller à une jeunesse. Elle qui attend un début de vie et une sérénité d’âme. Les mots d’Horovitz cognent ! Ce sont des mots vrais, il peint une réalité emplie de sentiments, de frustrations, d’espoirs et de rancunes. Il peint la vie, la vraie, celle qu’on vit et qui parfois fait mal (…) Poignant, cocasse, Opus Coeur nous laisse à réfléchir sur le sens de nos actes et sur la façon d’agir avec nos prochains.

Culture Tops

Les acteurs donnent un poids et une vérité incroyable au texte. La performance de Marcel Maréchal vaut le déplacement  : on le voit, vieux, une vieillesse sans fard presque caricaturale, avec le visage lourd et les poches sous les yeux. Son plaisir à jouer, son authenticité dans le personnage du vieux bougon, acariâtre et tendre à la fois, occupe toute la scène. Nathalie Newman existe en face de lui, c’est une prouesse. Et si l’actrice s’installe dans son personnage avec quelque brusquerie au départ, c’est tout en finesse qu’elle poursuit, pour finir dans la tendresse (…) Le scénario est bien construit autour de deux destins qui se croisent et se décroisent par tous les bouts (…) Caroline Darnay signe une mise en scène sobre et efficace.

Holybuzz

On a sur scène deux interprètes – Marcel Maréchal, qui a remplacé Jean-Claude Bouillon au pied levé, et Nathalie Newman – qui font partie de cette catégorie rare des comédiens qui projettent toute la psychologie de leur personnage dès la première seconde de leur entrée en scène ! (…) Sous l’apparence d’un sujet banal, c’est un conte philosophique qui nous est servi et qui aborde des sujets aussi divers que la motivation pour la compétition, l’enfermement dans le sentiment d’échec, la seconde chance, la conversion du regard sur l’autre. On y croit complètement tant la psychologie des deux personnages est fouillée et clairement mise à nu en même temps.

Luluavu

Bien bel opus (…) Deux talents réunis pour notre plus grand plaisir (…) Ne croyez pas assister à quelque mélodrame sentimental qui vous ferait écraser votre larme. Attendez-vous davantage à être rudoyé, bousculé, par ces deux êtres, qui, loin de se faire des cadeaux ou de compatir aux malheurs de l’autre, se tiennent tête (…) Marcel Maréchal apporte une ineffable touche de poésie, une sorte d’absence qui dissimule comme une fragilité, une amertume grincheuse, un charme lunaire à ce vieux juif qui a éperdument aimé la mère de Katleen. Têtue comme la pure irlandaise qu’elle incarne, Nathalie Newman s’oppose en parfait « désaccord » à son partenaire. Enchainant les maladresses domestiques, brusquant son « malade » sans ménagement, touchante dans sa métamorphose, elle compose un personnage drôle et attachant. Répliques féroces en rafale, comique grinçant et personnages poignants.

Sortiz

Horovitz traduit avec beaucoup de doigté et de saveur cette joute verbale entre ce « tandem » pour le moins seul qui se raccroche l’un à l’autre. Marcel Maréchal joue parfaitement ce vieux bougon, exigeant et égocentrique, ancré dans ses principes, même si ceux-ci font souffrir son entourage. Malgré tout, il met dans son rôle beaucoup d’humanité. De son côté, Nathalie Newman est son employée : révoltée au début par ce qu’elle ressent d’insensibilité et de dureté chez son patron, mais petit à petit émue par sa solitude et l’idée qu’en dehors elle, il n’a plus personne pour s’occuper de lui. La comédienne nous fait ressentir merveilleusement bien cette évolution, sa colère et sa rancœur au départ qui va se muer sous nos yeux en une pitié tendre. Un grand bravo à ces 2 formidables comédiens !

Théâtre Passion

Une belle pièce qui parle de tolérance et d’espoir avec humour et tendresse, la mise en scène de Caroline Darnay y contribue ainsi que Bach, Mozart, Strauss et Rachmaninov !

Paris Sur Scène

Au fil des « Quatre Saisons », la détestation égale qui les anime au début se transformera subtilement en équilibre d’une tendresse réciproque. Remarquable présence scénique de Marcel MARECHAL (qui a repris en trois semaines le rôle de Jean-Claude BOUILLON) autant que de Nathalie NEWMAN. C’est beau, drôle et émouvant. Une pièce à l’écriture fine, précise, juste.

Sorties à Paris

Une belle et tendre histoire.

 

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